L’influence du DPE sur l’estimation d’un bien immobilier

23 06 2015

Près de 3 locataires sur 4 seraient prêts à payer un loyer plus élevé pour un bien immobilier dont la performance énergétique est excellente. C’est en tout cas le constat présenté par une étude réalisée par le réseaux d'agences immobilières Orpi.

Le Diagnostic de Performance Énergétique (aussi appelé “valeur verte”) est une mesure obligatoire datant de 2006. Ce diagnostic soumet le logement à deux évaluations . La première est la mesure climat qui concerne le volume énergétique consommé par le bien. La seconde évaluation est la mesure énergie, qui elle, mesure la quantité d’émissions de gaz à effet de serre. L’efficacité du bien est ainsi mesurée sur une échelle allant de A à G (G étant un indicateur de mauvaise performance).

Aujourd’hui, la performance énergétique est définitivement un critère de sélection dans le choix d’un logement à louer, mais aussi dans le cas d’un achat. En effet, selon un rapport publié en 2013 par DINAMIC (association émanant du Conseil supérieur du notariat), dans le Sud-Ouest (zone H2c), le prix de vente d’un logement portant l'étiquette énergie "C" se vendait en moyenne 15 % plus cher que celui noté d'un simple "D". La différence grimpait même jusqu'à 26 % avec une étiquette A ou B. L’étude va encore plus loin en démontrant qu’une rénovation sur une habitation qui permet de monter d’une classe, peut augmenter le prix de vente jusqu’à 10%.